Signe que sa popularité ne cesse de grandir, il n'y avait aucun espace libre en face de la petite scène sur laquelle le sympathique personnage avait convié son public. Derrière les enfants assis à ses pieds, des centaines d'autres fans, de même que leurs parents, s'étaient massés jusqu'à la terrasse du vieux hangar. Pour mieux voir, plusieurs jeunes étaient juchés sur les épaules d'un adulte.
Entourée de ses Microbes, René le saxophoniste et Marie la bassiste, Atchoum n'a pas eu besoin de réchauffer la foule, puisque le soleil s'en était chargé. Dès son apparition, le clown a été chaudement applaudi, comme on le ferait pour un ami dont on s'est ennuyé. Favorisée par ses nombreux spectacles, son album et son DVD, mais surtout par sa personnalité engageante, la complicité avec les tout petits fut, très tôt, manifeste.
«Il y a plein de monde jusqu'aux baleines. C'est capoté», a lancé Atchoum après avoir ouvert le spectacle en interprétant la chanson «Super héros». Sa spontanéité, qui constitue son meilleur atout, s'est exprimée à travers ses conseils de prudence portant sur la chaleur. Son truc pour éviter les problèmes: se verser une bouteille d'eau sur la tête... ou sur celle des gens qu'elle croit menacés. Ce fut le «running gag» du jour, prétexte à quelques séances d'arrosage dont personne, à vrai dire, ne s'est plaint.
Un message: s'amuser
Que les nostalgiques de «La boîte à surprises» et du capitaine Bonhomme soient rassurés: Atchoum ne fait pas dans la pédagogie. Son truc, c'est de divertir les enfants, de les embarquer dans sa douce folie. L'unique message consiste à s'amuser, comme lorsqu'elle a chanté «Frappe tape» en invitant ses petits amis à lui montrer leurs pieds. Ceux qui le pouvaient se sont mis à sauter à la manière de leur idole.
Ils n'ont pas hésité, non plus, à l'accompagner sur certains de ses succès. Dans «Comme du bonbon», par exemple, les voix juvéniles complétaient spontanément les couplets de la même façon que leurs grands-parents le faisaient quand Michel Richard chantait «La complainte du phoque en Alaska». Ça n'a pas de prix, une telle proximité.
La musique aussi représente un point fort, puisqu'elle n'est pas qu'entraînante. Mine de rien, Atchoum et ses complices ont joué du blues, du reggae, du rock un peu rétro et un air s'inspiration folklorique, hier après-midi. Il y a même eu un solo de saxophone sur «Le blues du sirop», comme quoi, sans être didactique, on peut former les jeunes oreilles.
Après une cinquantaine de minutes, le clown aux cheveux orange a pris congé de la scène sur l'air de «Perdu au supermarché», laissant derrière lui des enfants comblés. Sa prochaine apparition dans la région aura lieu le 8 août à 15h, à l'occasion du Festival du bleuet de Dolbeau-Mistassini.






















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